Que faire des éoliennes démontées ?
Selon l’ADEME, une éolienne est recyclable jusqu’à 98%. Il s’agit en effet d’un équipement majoritairement fabriqué avec du cuivre, du fer, de l’acier, de l’aluminium, du zinc, et du béton, soit autant de matériaux que l’on sait revaloriser. En outre, elle ne contient pas d’éléments dangereux, ni toxiques. La directive-cadre sur les déchets de 2008 et la loi sur la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020, également appelée loi AGEC, imposent d’ailleurs le traitement et le recyclage de ces équipements.
Le repowering constitue donc une opportunité pour alimenter les filières de réemploi et favoriser l’économie circulaire. À ce titre, les composants des éoliennes obsolètes du parc du Mont de Bézard ont été soit recyclés, soit affectés à d’autres sites pour servir de pièces de rechange.
À partir de 2025, ce sont plusieurs centaines d’éoliennes, les premières à avoir été installées, qui arriveront chaque année en fin de vie. Alors que la France est en retard sur le développement de l’éolien terrestre au regard de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2019-2028), le repowering permettra de remplacer un matériel qui a fait son temps, tout en augmentant considérablement la puissance des parcs. Ce type d’opération est donc crucial pour accélérer la transition énergétique et atteindre les objectifs de décarbonation. Les énergéticiens estiment à environ 5 GW la puissance installée éolienne qui pourrait être gagnée de la sorte à l’horizon 2030.